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Gestion universelle et domination mondiale

La gestion universelle, scientifique et technique dont le règne c’est mis en place progressivement ; le règne du management, au-dessus des frontières, au-delà des territoires, un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais, un empire sans limite. Précédent la gestion ultramoderne de la planète, le christianisme posa le principe : « l’Église n’a pas de territoire ».
« Salue » et « Puissance », ces deux mots de la foi chrétienne exaltent les promesses et les pouvoirs de l’économie globalisée, champs de bataille du management. Semblable à la tâche militaire cet empire repose sur l’organisation, la coordination, le commandement et le contrôle. Toute considération humaine est écartée, la paix n’est pas jugée souhaitable car la guerre en est l’aboutissant. C’est l’organisation industrielle du vivant autrefois mécanique, aujourd’hui digitalisé.Mais dans tout ça que devient l’humain ? Il semble évident que l’émancipation de l’être humain, que son développement personnel doit alors s’inscrire dans la production au sein de l’entreprise, du groupe, reprenant le modèle de la famille. Famille dans laquelle les individus se lient par intérêts et pour un temps très court seulement. Les valeurs humaines vantées par ces groupes ne s’appliquent que dans le cadre strict de la famille et n’existent que dans un but de domination de l’autre, domination du profane, celui qui n’a pas été initié et introduit dans la famille. Il y a une dimension éminemment sectaire dans ce mode de gouvernance très hiérarchisé et élitiste, autour d’une foi unique et indiscutable. On s’y coupe de l’extérieur, ignorant volontairement les conséquences sur la marche du monde.

La foi au progrès a remplacé le salue chrétien, on obtient là le mantra commercial de l’occident planétaire. Devenue religion dominante dont les textes parcours les étagères de toutes les entreprises et institutions. La nouvelle Bible est technique, science, économie et rivalise avec le rêve religieux, un règne qui c’est approprié l’autorité de l’Église et la sensualité des rituels, leur dramatisation.
C’est un système auto-phage, il s’auto-dévore, il aspire le monde et ses ressources y compris les humains, mais ne les intègres pas, le vivant est consommé puis recraché. Un contrôle de toutes les strates de la civilisation, le contrôle de chaque moment, chaque parcelle de nos vies ; d’avant la naissance jusqu’après la mort.

Ce règne est voué à la radicalisation, étroitement lié au progrès technologique, au développement exponentiel. Il utilise l’arme indolore de la communication, mais aussi les techniques de la conversion ou, la conquête des cœurs ; prêchant l’évangile de l’efficacité. Aujourd’hui l’humain n’est plus seulement source et moteur de production, il est source de données et de métadonnées durant toute sa vie. Utilisés par exemple dans un but marketing, depuis peu on voit apparaitre de nouveaux algorithmes qui prévoient nos actes et nos choix futurs ; outre la vitesse des machines qui augmente exponentiellement, ces nouveaux algorithmes vont apporter une prise de décision incroyablement rapide et efficace. Entre les mains de cet empire c’est une arme très intéressante et dangereuse, dans la guerre pour la domination mondiale… et l’oppression de l’humain.