Audit qualité d'un site internet

Méthodologie et stratégie par étapes

0. Prélude


Si vous avez l’habitude de naviguer sur internet, de consulter une multitude de sites de toutes sortes et d’utiliser nombre de services en ligne, vous avez sans doute constaté la qualité très moyenne d’internet. Bien qu’un nombre croissant de sites relèvent le niveau, on en trouve encore trop qui présentent des défauts importants. L’expérience utilisateur et la sécurité n’y sont pas toujours garanties, mais il n’y a pas de fatalité, à travers un audit qualité il est possible de dégager les points perfectibles, les éléments faibles et les éléments forts.

Avant d’auditer et corriger un site, il est nécessaire d’en connaitre les recoins et les fonctionnalités. Le parcourir, l’utiliser afin d’en répertorier les premières failles et les contenus importants. Il faudra également établir des objectifs et prendre en compte le contexte. Si le site est en cours de développement c’est pour ainsi dire les mêmes pré-requis.

1. Thématiques et référentiels


Il s’agit dans cette étape d’identifier des critères, une checklist à l’aide d’un référentiel et en ce basant sur les objectifs du site, puis d’en lister l’exhaustivité. Par exemple pour un site marchand on piochera dans le référentiel des thématiques comme « e-commerce, formulaire, navigation ».
L’approche sera différente selon qu’il s’agit d’un site institutionnel, associatif, marchand et selon les objectifs. Le référentiel Opquast classe les critères par thématiques mais également par niveaux, du premier (les plus importants et impactant) puis les niveaux 2 et 3.

Le site d’Opquast propose un référentiel très bien fait ainsi que des outils, à l’instar des WCAG établies par le W3C, ou encore le référentiel AccessiWeb®.

3. Trie et analyse


A partir de là on détermine une note de conformité pour tous les critères, puis par niveau et enfin une note globale. Il peut être utile aussi d’obtenir une note par thématique. Cette étape permet de dégager des tendances de critères « conformes » et « non-conformes ». Selon la nature de l’entreprise et de la mission des arbitrages seront réalisés par le qualiticien web ou plus fréquemment la hiérarchie. Dans tous les cas il est nécessaire d’avoir l’avis de tous les intervenants.

On commence à voir quelles sont les rubriques les plus faibles, quels sont les points perfectibles, les montées en compétences nécessaires et déterminer des priorités. Si la thématique la plus faible n’est pas prioritaire elle pourra attendre que les points stratégiques soient corrigés.

Il sera nécessaire de créer une feuille de calcule qui sera un support de travail et servira pour la documentation destinée aux clients, à la hiérarchie, aux équipes de développement… A l’aide d’une mise en page adaptée, de formatages conditionnels et de fonctions on obtiendra un outil efficace d’optimisation et de présentation ; cette dernière bien-sur sera à personnaliser en fonction des interlocuteurs.

En tant que contributeur à ce monde parallèle qu’est Internet, nous avons une responsabilité quant à la qualité du fond et de la forme, mais également en terme d’écologie. Optimiser la vitesse de chargement par exemple, est obligatoire pour l’expérience utilisateur mais également dans un souci de protection de l’environnement. La consommation des ressources naturelles provoquée par le boom du numérique est grandissante et nous devons intégrer ce facteur fondamental dans notre travail, prenez le comme une stratégie à long-terme.

2. L’audit


Un audit qualité – comme un audit SEO – est une entreprise parfois difficile, jamais facile. Dans la réalité il est rare que tous les éléments rentrent parfaitement dans de petites cases. Il faudra déterminer la conformité des éléments par rapport à l’ensemble des bonnes pratiques, en commençant par les critères de niveau 1, puis les critères de niveau 2 et enfin de niveau 3. Il est recommandé d’utiliser cette notation ; Conforme, Non conforme, Indéterminé et Non applicable.

Quelques exemples :

  • Les liens hypertextes sont-ils bien différenciés du reste du contenu ?
  • Les images ont-elles toutes une balise « alt » avec une description textuelle ?
  • La hiérarchie des titres et sous-titres est-elle respectée ?
  • Les pages commencent-elles toutes par une déclaration du doctype conformément aux recommandations du W3C ?
  • Les newsletters envoyées ont toutes un lien de désinscription et d’affichage en ligne ?
  • Les contacts présents dans le listing d’envoie ce sont-ils inscris explicitement ?

Échantillonnage

De nombreux sites internet sont composés de milliers de pages. Il faudra décider au cas par cas si on audit la totalité des pages ou, un échantillon de pages et d’éléments représentatifs ; chaque modèle de page, mentions légales, formulaires, etc.

4. Actions, itérations


Il est tant de passer à l’action ! Et là tout dépends si l’audit et les corrections sont effectuées par la même personne, ou si les résultats sont transmis à une équipe qui prendra la relève. Dans un cas comme dans l’autre, il est recommandé d’entreprendre un deuxième audit afin de contrôler les optimisations apportées, pour enfin comparer cette dernière itération avec la première. Cette étape permet de peaufiner, d’approfondir les améliorations.

Pour terminer, j’insiste sur le fait que dans la réalité il n’est pas toujours possible ou « souhaitable » de corriger certains points. C’est un équilibre délicat à maintenir, face aux désirs du client/employeur et les contraintes techniques.

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Check-lists

Liste de référentiels et check-lists pour l’audit qualité. Des outils très pratiques sont également proposés.

Opquast

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Audit technique SEO

Les meilleurs outils ne peuvent remplacer l’expertise humaine mais sont complémentaires. Un programme pourra préparer le terrain à un travail d’audit et d’optimisation, valider les premières impressions ou encore valider des corrections (itérations).